mardi 15 octobre 2019

LE RETOUR DES FRESQUES


Sans faire de frasques, ce n'est pas le style de l'artiste, les fresques rénovées (et refaites pour deux d'entre elles) sont de retour à l'école. Nicole est allée au bout de son projet et nous a ramené quatre tableaux aux couleurs lumineuses. 
Elle a su redonner aux tableaux avec ses tubes et sa patience - parfois dans la chaleur caniculaire de cet été - la luminosité perdue au fil du temps et des intempéries. Quatorze ans après leurs réalisations, les toiles des mômes, qui ont dû bien grandir depuis, ont repris un ticket de longévité.

Nous souhaitions, sans en faire un musée, garder quelques traces du passé de ce lieu. Les fresques de l'école St Joseph, grâce à l'habileté de Nicole, font partie de ce petit patrimoine maintenu bien vivant.

Pour ceux qui auraient raté les épisode précédents :

et aussi

Récit en image du retour des fresques :

Après les avoir déballés...


...nous avons organisé une petite exposition dans la cour afin de savoir où repositionner les fresques. Si à l'origine elles ornaient les murs extérieurs, dorénavant elles coloreront l'intérieur de la cour, du préau et du jardin.
 





Après les échanges et l'arbitrage de la maitresse des lieux, nous avons procédé à l'installation du premier tableau, sous le signe du feu, sur le mur de la rue


L'opération a demandé une main d’œuvre nombreuse et qualifiée...Chacun donnant son avis. Fallait-il suivre la pente du mur ou se mettre à niveau ?




L'endroit choisi correspond à un espace en cours de colonisation par la végétation. Un solanum et un jasmin viendront entourer et parfumer le tableau



L'objectif est atteint, l'artiste est heureuse de ce premier accrochage.

Merci Nicole.



Et si d'aventure, les instituteurs-trices à l'origine ou contemporain de ce projet pédagogique des années deux mille ont vent de ce nouvel accrochage, qu'ils ou elles sachent que bien que l'école St Joseph soit fermée depuis juin deux mille seize, son portail est néanmoins resté ouvert...

PRÉPARER L'HIVER


Il y a déjà bien des mois que les jours raccourcissent et que les nuits, de façon symétrique, s'allongent. Mais passé l'équinoxe d'automne, notre perception de ce phénomène cyclique en est plus vive. 
Pour peu qu'il pleuve - ce qui se passe heureusement depuis début septembre - et que le soleil se cache, l'impression de s'acheminer vers "la mauvaise saison" est forte.
Je vous fiche mon billet que ceux d'entre vous qui se plaignaient du soleil cet été ne vont pas tarder à se plaindre de la pluie...
Ma prof de yoga parle de période dépressogène favorisée par la diminution de la luminosité.  

Eh bien moi, cette alternance des saisons, je ne la trouve pas triste; j'aime le retour de la pluie et de l'automne. Quand je suis triste, je me fiche du temps qui fait.   

En attendant que nous nous calfeutrions dans nos maisons, si jamais le froid vient un jour, en observant le jardin et la vie dans notre petite école, je me suis dis qu'il y avait bien des façons de lutter contre "l'effet dépressogène des jours qui diminuent". 

Bref il y a bien des façons de préparer l'hiver, en voici quelques unes :

Devenir "croqueurs de pomme" et aller cueillir des pommes au verger conservatoire de Secondigny (plus de cent dix variétés)



Ranger sa cave et y stocker, entre autre,les pommes cueillies

Choisir les variétés pour la beauté du nom

Ramasser les noix et les enterrer un peu partout dans le jardin




Profiter des marées et manger des huitres sur le rocher (plage du Musée à St Vincent sur Jard par exemple)

Cueillir des champignons (agarics)


Lépiote élevée (badrelle en Poitou)





Marasme des Oréades (faux mousserons)


Faire des crèpes





Se faire un masque de beauté...


Et vous, comment préparez vous l'hiver ?










lundi 30 septembre 2019

APPENTIS - PHASE TROIS


La fine équipe du jour




"Chapi Chapo
Patapo
Chapo Chapi
Patapi
Biribibi
Rabada dada..."

Chapeau les rois de la chape...

Après le terrassement et les fondations, nous avons coulé la chape. 
Avec ces quelques photos, rien ne vous échappera.



Tout est prêt, fers à béton et repères pour tirer


Bétonnière en place avec...


...la belle goupille du jojo !


Les techniciens réfléchissent dans un sens...


...puis dans l'autre.


Le troisième larron arrive au volant de ????


Mais c'est à son poste de fabricant de béton qu'il officie. Juste lui expliquer que quand on dit "quarante pelletée et un sac", c'est...sans le sac !!!


Alternance à la bétonnière, l'aide de camp est aux manettes. Avec parait-il des pelletées trop légères...


Aux postes de transport, les reines de la brouettes












Chargement...


...transport...


...et déchargement


La belle chape s'étire...


...sous le contrôle rigoureux et sérieux du chef de chantier du jour.


Déjà la moitié de tirée




Petite brume sur les ouvriers aux déchargement


Fin de chantier, le chef fignole




Jojo aurait-il trop travaillé ?



Merci pour cette belle échappée...
A suivre

lundi 23 septembre 2019

PRENDRE LA RAMPE DE L'AUTOMNE


les cyclamens de Naples sont de retour


Aujourd'hui vingt trois septembre, équinoxe d'automne.
L'averse de courte durée mais soutenue d'avant hier soir annonce t'elle véritablement la fin de l'été?
Nous rêvons d'un automne gorgé de bonne pluie...




La jolie mante qui nous a rendu visite ces jours derniers est-elle au courant ?
Est-elle venue elle aussi chercher un peu d'eau en vue - si c'est une femelle -, de pondre ses œufs dans son oothèque avant de disparaitre ?



Et les chenilles du machaon (elles étaient deux à se régaler des feuilles des jeunes carottes), ne préparent elles pas le printemps prochain en se gavant de verdure avant de se planquer pour transformation dans leur chrysalide ?
Pour info, je les ai transféré hors du potager, dans le persil. Cela semble leur convenir...A suivre
 
Connaissez-vous l'un des surnoms de la mante religieuse ?
"Prie Dieu"
Avec un blase pareille on peut se demander quelle divinité elle implore.

Peut être est-elle venue voir Jizô.





Jizô, c'est le nouvel habitant de la petite école. Moine  doux et bienveillant du bouddhisme japonais, il veille du haut de sa niche sur les enfants et les voyageurs qui font halte ici.

Et parmi les voyageurs récemment passés à l'école, nous avons accueilli une lectrice régulière de ce blog qui, de surcroit, l'honore de temps à autre de ses commentaires.
Cette halte amicale dans nos contrées a permis de tester l'un des équipements installé à l'entrée du futur gîte. 




Destiné à faciliter l'accès des personnes dont la mobilité est "réduite" pour reprendre la phraséologie en vogue, nous ne l'avions testé qu'avec Georges et son déambulateur.

Installer une rampe suppose de respecter un cahier des charges technique précis assez contraignant architecturalement, la chose n'étant pas spontanément esthétique...
De ce fait, et renonçant à la recherche d'un label ad hoc, nous avons pris quelques libertés avec les obligations d'inclinaison à respecter, nous autorisant un six pour cent là où cinq aurait dû s'imposer...

Il me faut préciser pour être complet que préalablement à la venue de notre MP du cinquante six, une fine équipe d'enfants avait préalablement soumis la rampe à une batterie de test exigeant question solidité et accessibilité. Ne lésinant pas sur les moyens, ils avaient utilisé pour cela bicyclette et trottinette.
Les résultats, nonobstant quelques ecchymoses, s'étaient avérés concluant. Les minots avaient validé l'infrastructure.

Restait à la certifier en véritable condition de handicap...
Pour cela, notre pilote chevronné a accepté de faire le test grandeur nature, tant en déambulateur qu'en fauteuil roulant électrique, et ce sans casque ni protège tibia. Cette nouvelle batterie de test a été mise en œuvre dans des conditions favorables, vent quasi nul et chaussée sèche.
Nous aurions pu à cette occasion chronométrer les temps mis à parcourir l'ouvrage d'art et inaugurer un nouveau défi. Nous ne l'avons point fait, ce sera certainement pour une autre fois.

Notre pilote - ceux qui la connaissent ne me contrediront pas -, est exigeante et son avis sur l'accessibilité de la rampe n'en prends que plus d'importance...
Nous voilà rassurés, tant à la montée qu'à la descente, nous n'avons déploré aucun incident ni accident et l'équipement a été validé !!!

Néanmoins, reste un point de désaccord entre les enfants et MP...Le garde corps.



D’âpres discussions ont eu lieu. Si MP juge totalement indispensable cet équipement pour éviter une funeste chute, les enfants restent catégoriques, comment feront-ils pour effectuer le "saut de la mort" du point le plus haut de la rampe si un obstacle est installé ?




Faudra t'il un portillon ? Un système escamotable ? Nous y réfléchissons...
Peut être prendrons nous l'avis de tantine que j'ai surpris en train de se préparer à tenter un saut...



Une photo prise discrètement à la tombée de la nuit laisse penser que MP a tenté de sensibiliser l'un des enfants au danger d'une rampe sans garde corps. 
Ou peut être s'agit-il ici de concevoir un nouveau modèle de fauteuil bi-place...



D'ici à ce que le troisième larron rejoigne la fine équipe des cascadeurs, espérons qu'une solution soit trouvée.



 En attendant ces questions semblent l'amuser...