mercredi 15 février 2017




BRÈVES D’ÉCOLE...
 
Nous avons choisi un maitre d’œuvre pour nous aider à rénover l'école. 

Après avoir rencontré plusieurs professionnels, examiné leurs propositions, comparé les offres, regardé les coûts, nous avons opté pour une société installé à Maulévrier, l'Atelier d'architecture de Bruno AUGER.



L'étape suivante va consister à passer contrat et préparer un avant projet sommaire. 
Pour ceux que cela intéresse, et quitte à faire le maître d'école, sachez qu'avant de mettre les pantoufles, un certain nombre d'étapes nous attendent...:

L'avant projet sommaire
Le pré chiffrage
L'avant projet définitif
La dépose administrative (permis de construire)
Le projet de conception générale
Les appels d'offre
Le choix des entreprises
Le suivi des travaux
La réception des travaux
Le procès verbal de réception

Sans oublier bien sûr de prendre une assurance dommage ouvrage...

Là, normalement, après tout ça, on peut habiter la maison...

Mais d'ores et déjà avant toutes ces étapes, nous avons décidé de nous réserver quelques chantiers. Façon d'oublier que le temps à passé et que nous pouvons, la soixantaine à l'horizon, faire comme si nous arrivions trente ans plus tôt à La Désertais, notre première maison.

Mais rien que du faisable pour nos petites mains. 
Pas question de rivaliser avec les pros du bâtiment, les rois de la bricole, les cadors du tournevis et de la truelle, qu'ils soient de Blain, de St Lyphard, de Chateau Thébaud, de la Chapelle des Marais, de Couëron, de St Etienne ou...d'ailleurs.

Non ce sera plutôt piquetage des façades, démolitions diverses, isolation ou peintures...

Peut être même que nous ferons appel aux courageux et aux volontaires disponibles, question de garder la forme, de faire du sport sans payer d'adhésion et ... de boire le coup en bonne compagnie.

Question boire et manger, le projet de pique nique à l'école se précise. La question difficile à résoudre reste la date :

- plutôt un samedi, pour prolonger sur place en soirée sans avoir besoin de rentrer (et de conduire)
- pas avant mai pour espérer soleil et douceur
- mais pas trop loin dans l'été 
- et avant que les travaux commencent

Lisez le blog, surveillez vos mails, une invitation ne devrait pas tarder...

dimanche 5 février 2017



DE RETOUR DE SAINT CLÉMENTIN




Une semaine d’immersion dans l’univers de l’école. S’approprier tranquillement les lieux, arpenter cour, terrain et bâtiment, mesurer l’espace, les sonorités, sentir la terre sous ses pieds, entendre rugir le vent dans les résineux du voisin et se dire que l’océan n’est pas si loin. Vivre les journées d’un angélus à l’autre et oublier les rythmes, plus au nord, des vélo, boulot, dodo. Penser à l’après qui n’est pas si loin. 


Retourner à la terre. 


Pas celle qui nous recouvre au bout du bout mais celle que l’on creuse pour y planter les fruitiers avec l’aide d’un enfant. 


Réinstaller un peu de précaire, d’inconfort dans un bivouac de chantier. D’autres, en leur temps (de chantier) ont utilisé la caravane, nous, la fourgonnette pour dormir et l’ancienne salle de travail des institutrices pour manger. Un poêle à pétrole prêté par les neuillaubrais, le réchaud de Francine, une table en bois d’un vide grenier à Piriac, quelques chaises pliantes, un fil à linge tendu entre 2 vis et un cageot en guise d’étagère. Ceux qui aiment le camping et qui n’ont pas coupé le fil avec leur enfance comprendront.








 









La météo d’hiver, avec ses ciels gris, ses courtes journées, la pluie et le vent, décape les illusions et ôte le côté romantique aux aventures. C’est les pieds dans les bottes et la goute au nez que l’on mesure vraiment si le rêve tient le coup. C’est quand les devis en euro s’ajoutent les uns aux autres que l’on pèse le poids de ses envies.  Bref comme disait mon oncle Pierre, c’est au pied du mur que l’on voit le maçon. Autrement dit, ce premier bivouac chez nous en hiver dans ce lieu endormi chargé d’une histoire maintenant terminée, en jachère, en attente d’une nouvelle tranche de vie, nous a introduit dans notre nouveau présent d’apprentis rénovateurs.


Nous sommes donc partis de St Brevin remorque et coffre chargés à ras bord et listes biffées, accompagnés jusqu’à la rue par un éminent journaliste, venu tout exprès de la Sencive. Grâce à lui vous pouvez vivre ce départ comme si vous y étiez.
 
liste et...
...et rdv
 









Bien chargée

Si si tout le monde y croit. Gg est allé à pied à St Clémentin

la Banane tenait beaucoup à ce que ce portrait soit publié. C'est fait!


Madame est sur le départ

Le convoi se prépare
Pas de départ sans un coup de balayette
Les séparations entre ces deux la a toujours été délicate






L'émotion toujours...















A peine installés, nous nous sommes attelés à nettoyer les lieux car voyez-vous, 3 tilleuls dans une cour, c’est bucolique en été mais chargée d’une sacré biomasse en hiver…la brouette a vite été remplacée par la remorque ! Petit à petit notre 1er tas de compost a pris forme. 

 
Mieux que la brouette

Ne pas se décourager...

Le gardien de l'école est toujours là


Un autre chantier a eu pour but d’accéder à la cave dont l’entrée était barrée par la végétation. Plaisir enfantin de la découverte, de la mise en valeur de cette belle cave enterrée, au sol en terre et bien aérée par un soupirail qui la relie à la cour. Beaux éléments d’architecture (escaliers en granit, entrée voutée en brique, ferronnerie) que l’on retrouve dans l’ensemble de la construction. Le granit que nous retrouvons dans toutes les ouvertures de l’école, vient d’Argenton, situé à 5 kms à l’est, vers Thouars, aux confins du Massif Armoricain. 
Je vous l’ai déjà dit, la Bretagne n’est jamais loin.

Avant




Pendant


 
Après


Le lierre envahissant a aussi été arraché des murs. Il était temps, à certains endroits, les racines installées dans la terre des murs menaçaient de disjoindre la maçonnerie et être fatal à terme à l’appareil. 


Le constat-merci la pluie- du non écoulement de l’eau de la cour, a justifié la recherche d’un puits perdu. Non trouvé à cette heure malgré les trous creusés régulièrement pour suivre la buse. Tel un sherlock holmes du drainage, armé d’une pelle, j’ai traversé le terrain sur plus de 25 m en creusant régulièrement et toujours plus profond, de beaux orifices. Mais rendu au sud du terrain, fourbu d’avoir trop creusé, j’ai remis à un prochain séjour la résolution de l’énigme. Les professionnels de la profession m’ont dit qu’avec les buses en ciment, le colmatage par les racines aux jonctions n’était pas rare. Bref un problème à résoudre.




C'est bouché


Nous avons aussi fait nos premières plantations, des groseilliers et des cassissiers venant tout droit du Sillon de Bretagne. Merci la Banane, merci M. de la Sencive. La plantation s’est faite dans la plus belle harmonie, à trois. Je creusais, Chouette Mama plantait et Manech arrosait. Il s'est vu confiée la mission de surveiller la météo et de revenir par temps trop sec arroser les jeunes plantations. 

Préparer
Planter
Arroser


En dehors de ces activités riches en gestes et mouvements que mes propres muscles avaient oublié, donc génératrice de sérieuses courbatures, nous avons rencontré maitre d’œuvre et architectes. Il s’agit de choisir celui ou celle qui va nous accompagner dans le projet.

J’indique ci-après les adresses des 3 agences que nous avions pré sélectionné. Si vous êtes curieux et intéressé par la chose (j’en connais parmi les lectrices du blog) vous pouvez en cliquant dessus ou en recopiant ces adresses dans la barre d’adresse, allez jeter un œil sur leurs réalisations. Ces 3 rencontres riches et parfois déroutantes ont donné un peu plus de corps au projet.




Notre choix va se faire courant du mois de février.



J’allais oublier, nous avons revu Roger, le croqueur de pommes. Il nous a fait visiter sa pépinière. Ce sera sans doute notre première adhésion associative locale, avec l’avantage de passer commande de nos futurs fruitiers sur place. 
 

Fin de l’épisode...à suivre, la découverte d'Argenton...

samedi 21 janvier 2017

PAS D’ÉCOLE SANS MAITRE...D’ŒUVRE

Dans une semaine nous retournerons à St Clémentin et pour la première fois nous habiterons l'école. En fait nous n'y sommes jamais allés en tant que propriétaire, la dernière visite datant de la veille de la signature de l'acte authentique, pour jargonner comme les notaires.
Habiter est un grand mot étant donné que c'est une école et que rien n'y encourage ni n'est propice à l'hébergement. A moins de considérer à l'étage les anciennes chambres des religieuses comme un espace favorable aux rêves nocturnes. Alors peut être, encouragés par le regard bienveillant des statues, nous pourrions tenter d'y trouver le repos. Mais se poserait alors le problème du confort et de l'hygiène, les bonnes sœurs, parties depuis fort longtemps, n'ont guère fait de ménage et, hormis le statuaire, n'ont laissé ni brosse à dent, ni peigne. Enfin, parmi les dites statues, un gros jésus de crèche, pourrait nous inquiéter.

Le gros jésus est dans la caisse. Promis, on l'en sortira.

Nous préférons, plutôt que de poser un matelas à même le sol de l'une des classes, rentrer le fernand dans la cour -fernand c'est le petit nom de notre fourgonnette aménagée. Le bivouac sera peut être de mise lorsque la saison d'hiver ne sera plus qu'un souvenir.
Si, à l'heure du pique nique d'avant travaux, l'aventure tente certains d'entre vous, nous pourrons transformer les classes en dortoir. Mais l'heure n'est pas encore venue de la découverte collective. Il fait trop froid encore pour rêver de la garden party à l'école St Joseph.

Pour celles et ceux d'entre vous qui souhaiteraient le savoir, et je pense que sur ce point vous êtes nombreux, les élèves et les professeurs des écoles qui, il y a encore quelques mois jouaient dans la cour de St Joseph, sont partis 1 km plus loin, rejoindrent à Voultegon leurs camarades de l'école La Fontaine. Pour ne blesser personne et sans doute dans l'idée inclusive de favoriser l'intégration des enfants de St Joseph, un nouveau nom a été trouvé pour l'école agrandie : St Jean.

Comme il est précisé sur le site de La Nouvelle République, en date du 2 décembre dernier (Ouest France étant inconnu en Poitou Charentes), "ce nouveau nom s'explique par la volonté de trouver un thème fédérateur entre les deux entités, d'où ce clin d'œil à Saint-Jean de Népomucène, patron des bâtisseurs de ponts, le Grand Pont étant le trait d'union entre les deux anciennes communes."

Amis lecteurs de ce blog, ma joie est grande de vous faire découvrir Jean NEPOMUCENE, saint homme dont le nom est, me semble t'il, propice aux contrepèteries. Je laisse le soin aux spécialistes d'explorer la chose. Peut être y aura t'il quelque chose à gagner.




Le Jean en question à Prague, son pays
 Quand au Grand Pont, admirablement photographié par Sylvie et visible sur l'une des pages de ce blog, il peut être admiré et franchi lorsque de St Clémentin vous vous rendrez à Voultegon. Il franchit l'Argent et réunit les 2 anciennes petites communes fondues depuis 2014 dans la nouvelle qui porte le nom résolument synthétique de Voulmentin.

Afficher l'image d'origine
photo du Grand Pont (copié sur le site de la commune)
Une question se pose d'ailleurs. Pourrons nous encore parler d'école pour désigner notre future maison?
Je me souviens des acheteurs de l'ancien presbytère de St Omer de Blain. Le curé avait beau en être parti pour d'autres paradis, l'on disait pourtant des nouveaux habitants qu'ils habitaient la cure. En sera t'il de même pour nous ?

Nous ne sommes pas encore "les gens de l'école" et, en attendant, nous continuons de préparer la saison 4 du Retour à l'école, à savoir la Transformation. 
Nous avions fait appel à vos conseils pour élargir la palette des maitres d’œuvres ou architectes, trois propositions nous sont arrivées et nous en remercions chaleureusement les auteurs. L'une d'un artiste peintre électricien, M. de la Sencive, la seconde de notre MP du 56 et la 3ème de notre voisin Kévin (propriétaire depuis peu dans un bourg voisin).
Du premier, nous avons retenu la partie décoration, avec commande de tableaux éclectiques plutôt qu'électriques, sur des thèmes qui ne sont pas encore bien définis. 
 
2 hommes sur fond rouge. Tableau de l'artiste publié sans son autorisation. Mais tant pis.

Pour la partie électrique, nous réfléchissons...Aux dernières nouvelles, il s’exerçait encore aujourd'hui. Il va et vient dans sa cuisine.
De la deuxième, nous retenons sa proposition de réagir aux premières esquisses. La dame a du vécu question architecture puisque habitant sa quatrième maison. Plus tard notre MP du 56 sera aussi mise à contribution, son expérience côté handicap est imbattable. Mais là, il s'agit de la saison 5. Encore bien tôt pour en parler... 
La troisième nous encourageait à prendre contact avec un cabinet d'architecte voisin, installé à Argenton les Vallées. Le réseau d'artisan connu de notre homme s'en trouvait satisfait.

C'est donc armés de ces conseils que nous prendrons la route dans 8 jours en espérant trouver notre bonheur et pouvoir ainsi, en sécurité, être bien accompagnés dans notre projet.

samedi 7 janvier 2017

RÊVE D'ÉCOLE


2016, l'année de la découverte de l'école appartient déjà au passé.
Les 2 derniers mois de l'année furent particulièrement intense (déménagements, vente et achat) et ont sollicité fortement nos capacités d'adaptation. Nous avons passé ce cap fatigués. Heureux mais fatigués. Fatigués mais heureux.

Depuis Noël c''est la trêve, la mise en jachère, la pause, l'arrêt sur image. Savourer la réussite de ces premières étapes. Se réjouir du coup du destin, de la combinaison heureuse du hasard, de la chance et de l'intuition. Se pincer encore pour se dire "c'est vrai", c'est bien à nous que cela arrive. Remercier la providence et l'enchainement des petits événements qui nous ont amené en avril lors d'une balade familiale, à la porte de l'école. 
Forcément, embrasser les passeurs.

Vivent 2017 et ses chantiers à ouvrir. 
Continuer à savourer. Vivre pleinement sans se presser cette période qui, avant la réalité des budgets et des limites inhérentes à tout engagement, est encore proche du rêve. Imaginer la maison que l'on voudrait habiter. Une maison aux portes suffisamment larges pour être accueillante. Penser à ce que l'on peut faire de cet espace.

Pour passer de l'école vide et silencieuse à l'école vivante et habitée, les 1ères actions se dessinent.

Le géomètre est venu faire ses mesures et nous savons maintenant que nous disposons d'un bâtiment de 265 m2 et que l'école se situe à 126 m au dessus du niveau de la mer. Cette dernière information est sans doute capitale pour le maitre d’œuvre. Peut être faut-il envisager des équipements spécifiques à cette altitude...
Sachez donc que lorsque nous venons de St Brevin pour aller à St Clémentin, nous quittons le niveau de la mer  et prenons légèrement de l'altitude. De là à dire que les Pyrénées commencent au nord des Deux Sèvres, s'il n'y a pas une montagne, il y a au moins une colline.  L'éloignement de la mer (130 kms des Sables d'Olonne) et cette petite altitude expliquent certainement la différence de température. Nous aurons plus chaud l'été et plus froid l'hiver.  Ce samedi matin il fait -1° à St Brevin et -4° à St Clémentin. 
Forcément l'océan nous manquera...






Nous mettons cette période de répit à profit pour réfléchir et écrire. Nous avons arrêté de faire des plans, provisoirement, car cela nous enfermait dans l'existant. A la place nous définissons nos envies, nos incontournables, les grandes fonctions que cette maison devra assurer.

Un 1er rdv est pris avec un maitre d’œuvre. Quelqu'un de la région,  Maulévrier, recommandé par un très proche. Nous aimons ses réalisations. Mais nous aimerions bien comparer. 

Avis donc aux lecteurs, nous sommes à l'écoute de tout conseil et proposition en la matière. Pourquoi pas un architecte? A ce stade tout est encore possible.

Une 1ère occupation des lieux en tant que propriétaire se prépare. Avec le fernand, fin janvier.

En attendant, sachez que face à la recrudescence des incursions sauvages d'enfants dans l'école déserte (un voisin a cafté), nous avons recruté un gardien. Les intrus n'ont qu'à bien se tenir.

Camille le chef de bande prêt à protéger l'école. Gare aux voyous!