mardi 26 septembre 2017

DEMOLITION (WO)MEN

Pour beaucoup les vacances sont associées à l'absence de travail, au farniente, à la balade, bref au repos. Pour nous et pour encore un bon moment, vacances égalent travaux...
Sans trop vouloir philosopher, qui dit vacances ne dit pas forcément vacuité, ni désœuvrement. On peut vaquer en vacances. On peut même vaquer en faisant le vaquero en vacances ? 
Et pourquoi pas ?

Faute de vache à l'école, cet été nous avons opté pour rejouer "Demolition man".
Quelques acteurs célèbres ou qui gagneraient à l'être sont venus jouer avec nous. 
De vrais Sylvester Stallone...
Armés de leurs marteaux, pieds de biche, masses et tournevis, ils ont eu vite fait de démonter tout ce qui pouvait l'être. 

La petite bande costaude et efficace était constituée d'Anaïs la Rebelle, Vincent Terminator  et Jojo Le Marteau. Après leur passage, plus grand chose d'accroché aux murs...ils en tremblent encore !

Trèfle de discours, présentation des acteurs et de leurs exploits.

LES ACTEURS

Nana, reine du marteau

Nana la Rebelle...

...travaille sous le regard admiratif de sa mère et...

...attrape chaud au boulot
Jojo le désosseur

L'affreux jojo dans ses œuvres...

...et pas peu fier du résultat

Vincent, le transport c'est du sport (et aussi champion des terrasses incomplètes...)

Vincent en plein élan rempli les remorques...


...les vident à la déchetterie...



...et frime devant sa muse !


Sans oublier les proprios, maitres de l'école et chefs de chantier






Fabienne, toujours au plus haut
















Gérard (re)descendu de son échelle












LES EXPLOITS

sécurisation

éclairage (méthode JP)



infiltration

installation

sustentation


lévitation

chocotte
fatigue

destruction
progression

fanfaron

super fanfaron

frères marteaux

à la masse

la plus grande

la plus forte

heureux



encore plus heureux

Beaucoup de travail, beaucoup de gravats (on ne compte plus les allers retours à la déchetterie) et des résultats. Merci les demolition (wo)men !

Dans vacances, il y a aussi vacuité et repos...mais ce sera l'objet d'une autre page...


dimanche 24 septembre 2017

PATIENCE...
 

De retour.
Je sais par quelques commentaires l'impatience de certains. Moi même lecteur de blogs, je peste parfois quand les auteurs se taisent trop longtemps. Le plaisir n'est-il pas dans l'attente ? En camping et ailleurs.

Par quoi commencer ? Les travaux ? Les visiteurs ? Le jardin ? Les balades ?

Pour commencer, quelques nouvelles du projet de rénovation.
Vous le savez, fin juillet, nous avons appris le refus du permis de construire. Refus motivé par un avis très négatif de l'Architecte des Bâtiments de France des Deux Sèvres qui visiblement s'est comporté comme si c'était l'école qui était classée. Cela a déclenché de la colère et de l'incompréhension car les préconisations qui accompagnaient le refus mettent en péril le projet de chambre d'hôte et de gite. L'accessibilité PMR qui nous amène à prolonger un plan incliné déjà existant est refusé. On se souvient encore des réactions de certaine, très concernée par la question de l'accessibilité, du côté du 56...Prête à manifester et engager sa personne dans une joute en fauteuil roulant...
Figurez vous à ce propos qu'un ami, en fouinant sur Google, s'est rendu compte qu'en tapotant quelques mots clés en rapport avec le projet, cela menait direct vers nos commentaires peu amènes à l'égard de l'ABF...Ouille ! L'objectif est d'aboutir, le blogueur a donc modifié après coup certains propos...
Passée la phase de découragement, nous avons tenté d'obtenir un rdv avec les services compétents. Après quelques appels téléphoniques qui nous ont confirmé l'aspect incontournable de l'avis, nous avons constaté que la démarche à notre niveau resterait vaine.
D'autres consultations dans notre réseau -merci les ami(es), nous ont permis de comprendre que d'une part les réponses des ABF sont très variables d'un secteur à l'autre et qu'il n'y a donc pas de règle formelle mais plutôt un credo intuitu personæ.
Et que deuzio, rien ne peut se faire sans concertation préalable. Notre maitre d’œuvre avait bien échangé en amont mais entre temps, le fonctionnaire est parti...
Cependant l'espoir est de retour...
Notre maitre d’œuvre et l'architecte qui travaille avec lui ont obtenu un rdv à Niort à l'ADAP (  ) avec l’intéressée. 
Petit bémol ou dièse à cet espoir, la rencontre prévue vendredi dernier a été...repoussé de trois semaines ! Rendons à César ce qui lui appartient, les causes du report n'ont rien à voir avec une nouvelle facétie administrative. C'est notre architecte qui s'est fait porté pâle. 
La poisse nous colle un peu aux basques...aux bretons devrais-je dire.

Nous avions beau le savoir, et nous avons quelques expériences en la matière (les nôtres et celles de proches), force est de constater que construire et rénover suppose du désir, de la passion, du courage, de la patience et une bonne dose de stoïcisme...
Nous recommandons vivement le livre de Jean-Paul DUBOIS "Vous plaisantez, monsieur Tanner" paru aux éditions de l'Olivier/le Seuil en 2006.
A lire absolument quand on a, ou que l'on va entreprendre ce type de chantier. 
Drolissime livre sur l'aventure vécue par l'auteur de la rénovation d'une maison
http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782879294681-le-vous-plaisantez-monsieur-tanner

 Bref, l'humour est obligatoire quand déjà pour nous 3 mois de retard s'imposent.

vendredi 25 août 2017

RÊVER PEUT ÊTRE









Manech, dessine nous une maison


L'été est bien entamé, voir déjà consommé pour beaucoup si l'on parle de vacances.
Pour nous l'été se prolonge et les vacances commencent.
Depuis la fête de juillet, bien des tracas, la vie est ainsi faite, elle égraine bons et mauvais moments.

Vive le temps du vent
Qui met le tournis
Aux tourments de la vie

Demain, nous ferons route vers notre petit sud.
L'école dans sa chrysalide attend avec nous le jour de sa métamorphose.
Patientons avec elle et nettoyons là des vieux oripeaux. Ce sera là dans les prochaines semaines notre lot.

Mais pas que !
Au programme, repos et farniente, nos êtres le réclament à corps et à cri.
Des rencontres avec ceux qui passeront.
Et aussi une escapade dans notre nouvelle région, du côté de la Vienne.

Le séjour sera sans ordi et le moins possible de numérique.
Le blog va donc être silencieux pendant quelques semaines.

En attendant qu'il se taise, petit retour sur l'un des derniers chantiers d'été, la mise à nu de la salle des maîtres. C'était début juillet et les apprentis n'étaient pas loin.

L'apprentissage avec Chouette Mama, Grand Sachem de la déconstruction :




Maman remarquera combien je suis bien protégé par mes grands parents.

Ma 1ère deviseuse

Le résultat après l'intervention des apprentis :




Derrière le placo, se cachait...





...une jolie ouverture avec son parement de brique. D'un style totalement différent des moellons de granit présents autour de toutes les autres ouvertures. Plus récent ?






Et voilà !
Bien bossés les jeunots.
















Enfin, un petit clin d’œil aux 2 cyclistes partis ce matin de St Brevin en direction de Bayonne.
Avec ces quelques vues pour leur montrer que j'ai tenu compte des propositions techniques pour évacuer les gravats de l'étage. Efficace!



j'ai aussi bénéficié du gite, façon JPMA

Nous leur souhaitons une très bonne randonnée le long de la côte Atlantique. Avec moins de chaleur que lorsque nous l'avions parcouru en 2003. 

Affectueuse pensée aux voyageur et voyageuses de ce périlleux périple de l'été 2003

lundi 21 août 2017


BONJOUR BONJOUR LES HIRONDELLES...



La nature se déploie. Hommes et femmes travaillent à transformer l'école pendant que plantes et bêtes s'activent  et produisent leur biomasse. Chacun goute cet été, après de grosses chaleurs, la pluie qui s'est offerte relativement abondante, remplissant les cuves et reverdissant l'herbe.

Parmi les habitants de l'école, les hirondelles occupent une place à part. Elles ont gratifié les murs de 2 nouveaux nids, en plus de l'initial. A leur génie du bâtiment, les hirondelles de St Clémentin ont ajouté le talent du choix d'implantation. Le dernier nid a été construit à la cave; point de vins mais la stabilité des températures. Nid climatisé en quelque sorte. 

Leur ballet incessant dans l'aire pourtant réduite de la cour et du jardin, leurs trilles enfantines et bruyantes quand rangées les unes à côté des autres sur le fil, elles devisent, leur appétit insatiable d'insectes, limitant l'excès de moustiques et d'aoutat, tout cela nous ravit. 
Depuis les hirondelles de la Désertais où leurs nids dans l'écurie nous assuraient un compagnonnage, génération après génération, nous n'avions pas eu le plaisir de les retrouver aussi familières.
Témoins positifs d'une résistance locale possible, là où vieux murs et absence de pression démographique le permettent.
Témoins en creux d'une terre où l'anthropocène est déjà en route. Pour ne pas dire "en marche". L'homme créateur et victime de son propre scenario d'extinction.

En attendant, les hirondelles croissent à l'école St Joseph. Et chez vous ?











Nos chemins ont aussi croisé ceux de quelques insectes dont deux beaux spécimens, assez gros et photogéniques, une femelle lucane cerf volant et un mâle capricorne du chêne. Ce dernier était sur notre tilleul. Ouf !

femelle lucane



capricorne du chène


La pluie tombée ces dernières semaines a permis la survie aux quelques plantes potagères qui ont risqué la traversée de l'été poitevin sans soins quotidiens. Parfois à défaut de produire beaucoup de fruits, ces dernières ont paré le jardin de bien beaux feuillages. Je laisse le soin à chacun de reconnaitre les variétés de courges.






Le tour du jardin ne serait pas complet sans quelques nouvelles du futur potager en devenir. Souvenez vous de la phacélie, l'engrais vert. Après la floraison, les faneuses sont passées et au dernier passage, grâce à la pluie, les jeunes pousses sont reparties.

la phacélie en juillet

et en aout après le mulch manuel


Et les jeunes plants de la Sencive et de la Garotais mis en nourrice au printemps attendent leurs futurs lieux d'implantation