dimanche 28 mai 2017

ATTENTION TRAVAUX !


Les travaux intérieurs ont donc véritablement commencé il y a deux semaines. Une première vague de démolition qui devra se poursuivre de façon soutenue jusqu'à l'automne. Moment où, si l’architecte des bâtiments de France ne nous contredit pas trop, la rénovation pourra démarrer avec les artisans. 
Pour ceux qui l'ignoraient, si vous habitez à moins de cinq cent mètres d'un site classé, vous devez soumettre votre projet aux ABF du département. Ils veillent au respect de l'intégrité architecturale du secteur environnant l'immeuble classé, en l’occurrence pour nous, l'église. Ils peuvent bloquer le projet ou au moins faire durer le processus, jusqu'à six mois...La stratégie pour les maitres d’œuvre et les architectes consistent à soumettre avant la clôture du dossier de permis de construire, le projet aux ABF. Nous croisons les doigts. Nous savons déjà que nous ne pouvons pas modifier l'aspect extérieur. Espérons qu'ils acceptent la modification de certaines ouvertures.

L'objectif de cette démolition est de "décortiquer" l'ex école en supprimant l'essentiel de ce qui a été ajouté au fil des ans pour isoler et moderniser le bâtiment. En quelque sorte, nous "désossons" la bête! Petit à petit nous cassons ce que des générations de parents d'élèves ont réalisé pour améliorer le quotidien de leurs enfants. N'oublions pas que nous sommes dans une école libre pour filles et que le bénévolat y était de règle. 
Progressivement nous voyons réapparaitre les hauts plafonds, les solives, les murs abimés par le passage du temps, les trous de sortie pour les poêles, les anciennes fenêtres hautes occultées avec les faux plafonds. Nous devinons l'emplacement de l'ancienne cuisine.
L'escalier est en partie réapparu, débarrassé de son placard et de ses cloisons. Pas toutes, certains éléments pourront, poncés et repeints, témoigner des usages d'antan. 
Nous sommes rentrés dans une phase de désordre et de chaos ou, au lieu de rénover, nous avons l'impression de revenir en arrière, faisant apparaitre la vétusté et l'inconfort des périodes d'avant guerre. Étape nécessaire pour rénover sur de bonne base. Le maitre d’œuvre passé sur notre chantier nous y a encouragé fortement. Là où nous aurions conservé parce que cela "paraissait correct" et source d'économie, il nous a expliqué l’intérêt d'une mise à nu. 
Il est donc reparti nous laissant une liste allongée de travaux à mener...Cela ne nous effraie point et notre motivation est béton. Nos weekends vont résonner pour quelques temps de coups de masse, marteaux et pied de biche. Et nos mains s'armeront de dévisseuse et autre outil de démontage.

Voici un aperçu du chantier. 
Mais avant tout, s'équiper! Le nôtre d'équipement ne comporte ni casque, ni chaussure de sécurité...

Ce serait plutôt foulard de pirate et masque chirurgical. Parez pour intervenir!


l'entrée, futur hall d'accueil
La patronne du chantier. De qui reçoit-elle ses ordres?

Placard ôté

Ancien garde manger sans doute. Futur vestiaire ou futur cabinet d'aisance?

L'escalier réapparait. Avez-vous vu la petite trappe?

Que passait-on par la petite trappe coulissante (vue ici de l'intérieur du cagibi)? Le repas ou l'absolution?


Le hall et le salon

Raccourci de  "A faire tomber"


Dommage, la future cloison n'est pas au bon endroit...

"Faire tomber les cloisons, jouer à fond l'ouverture" disent-ils dans les manuels

Les grands moyens

Prenez la porte, laissez le chambranle

Les grandes classes, futur salon et gite

Tout commentaire est superflu, les imaginaires parleront...

Et qui va à l'assaut de la bête?



Le travail à l'air de se dérouler correctement

Plus facile de travailler quand le plafond devient plancher. Ma femme est acrobate!

Non non, l'auteur du blog ne se contente pas de faire le journaliste. Il met aussi la main au plafond
Il y a le faux et vrai. Le faux plafond parti, on aperçoit le vrai au dessus. Mais est-il vrai véritablement? Seule assurance, il va falloir lui aussi l'enlever.

L’électricienne et l'apprenti du mercredi

En l'absence du super électricien de la Sencive et du qualifié de Nueil, c'est Miss Domino qui prend le relai. Le compteur est-il fermé?

Comme chaque mercredi, l'apprenti est là, toujours prêt à donner un coup de main

Sous l’œil attentif de Chouette Mama

A chacun ses trucs à démolir, pour Manech et son grand-père, objectif : vieille armoire
Quand il fait bien chaud et que le chantier est poussiéreux, la douche s'impose.
Plutôt que d'utiliser celle du fernand, sur proposition de la cheffe de chantier, une douche de fortune a été installée sous le préau. Vivent les joies du camping, vivent les ressources du soleil.

1ère installation : 1 tringle et 1 rideau
Depuis cette prise de vue, Manech a démonté la vieille armoire et la douche est mieux installée

Ce n'est pas une chauve souris accrochée au plafond mais une douche solaire

Le truc avec la douche solaire, c'est le mot "solaire". Quand il pleut ou en hiver, mieux vaut prendre sa douche en combinaison en néoprène

Forcément, avec une petite cuvette ça éclabousse
Une certaine précarité se dégage à la vue de ce cliché mais depuis, c'est tout confort.

jeudi 25 mai 2017

CHARADES, VISITES
ET RECHERCHE DE NOM

Mon premier ne t'appartient pas 
MON Mon second monte et descend
TAUX Quand je suis à mon troisième je me sens bien seul
BANC On retrouve mon tout en Occitanie
MONTAUBAN 

C'est MP du 56 qui a trouvé la charade et a su deviner de quel objet il s'agissait.
Elle a grillé au poteau un autre chercheur, fin limier pourtant.
Après quelques craintes, nous savons aujourd'hui qu'elle sera là le 14 juillet pour recevoir sa médaille.
Et merci au créateur de cette deuxième charade!

La première charade est restée, malgré quelques tentatives, sans solutions.
Mon premier se saute 
HAIE
La mouche fait mon deuxième  
ZZZZZZZZZZ
Sans mon troisième, les pommes tombent de mon panier 
ANSE
Mon tout me va
AISANCE

Pour être tout à fait juste il ne s'agit pas vraiment d'un montauban (chaise percée) mais plutôt d'un petit wc portatif pour bonne sœur frileuse ne voulant pas redescendre dans la nuit jusqu'aux toilettes sèches, aujourd'hui disparues, sans doute au fond du jardin.
L'objet, vestige d'une époque révolue, attendait patiemment dans le grenier qu'il soit de nouveau mis en service.
Ce qui fût fait il y a quelques temps

Merci Marie-Andrée pour cet essai...réussi
L'objet pourra être vu et essayé le 14 juillet.

Cette dernière semaine passée à l'école a vu le chantier de démolition vraiment démarré, vous le verrez plus tard mais nous avons aussi pris le temps de recevoir quelques hôtes de passage. 

Des blinois et des langonnais avec qui nous avons continué d'explorer les environs. 
Balade à pied le long de l'Argent jusqu'à Voultegon avec les uns...

 
Préparation sportive intensive en vue d'un raid à vélo pour JPMA (actuellement en cours en Bretagne)


Pause photo près du vieux moulins à eau en bas de St Clémentin

...découverte du Parc Oriental de Maulévrier avec les autres.
 
Non il ne s'agit pas de nos 2 amis de Langon mais de 2 lions protégeant l'accès à un temple


Les amis sont là, à l'ombre des tilleuls par une très chaude journée de mai

Nous avons aussi procédé cette semaine au changement de pavillon de l'école. Nous dirons maintenant l'ex école St Joseph. 
Nous nous sommes décidé quand une jeune ex élève de l'école, s'est arrêtée avec sa mère devant la porte et nous a dit 
"qu'est-ce que vous faites là ?"
Genre "que faites vous dans mon école". 
Et puis il y a le facteur qui continue encore de temps en temps à glisser du courrier pour les instituteurs dans la boite aux lettres pourtant marquée à nos noms...presque un an après le transfert à Voultegon.

Bref l'école se transforme mais sans oublier son passé



Reste plus qu'à lui trouver un nouveau nom. Toutes les propositions seront étudiées.

mardi 9 mai 2017

PIQUENIQUE, PROJET 
 ET OBJET MYSTÈRE

Ce n'est pas parce qu’il ne se passe rien de nouveau que nous allons nous taire.

D'abord, nous savons qui sera le président au moment de notre garden party du 14 juillet prochain à l'école. Pour tout vous dire nous commencions à être inquiet...Mais que l'on se rassure, il n'est pas sûr qu'il choisisse notre herbe pour venir y piqueniquer.

A propos de piquenique, une trentaine d'entre vous ont répondu positivement  à l'invitation. Ceux qui le souhaitent peuvent toujours le faire, la jauge n'est pas atteinte...entre la cour et le parc, il reste de la place. Les enfants sont bien sûr les bienvenus, ils ne sont pas oubliés et trouveront aussi de quoi se divertir. Courant juin nous recontacterons les participants pour préciser l'organisation.

Le projet architectural, après avoir connu une phase d'intense phosphorescence et débouché sur des modifications, est retourné chez le maitre d’œuvre pour une version 2 avec option. Nous la découvrirons lors de notre prochaine rencontre "au pied du mur" la semaine prochaine.

Semaine qui s'annonce avec ses premières démolitions à l'intérieur. Et aussi quelques visites. Notre centre de gravité descend au sudest, les amis et familles aussi. Et puis nous allons aussi découvrir le nouveau lieu de vie d'une future ex brevinoise qui, elle aussi, a choisi tout comme nous, à rebrousse poil des grands phénomènes migratoires, de s'éloigner de l'océan pour y trouver paix et silence. Sympa non de migrer en groupe? Elle sera notre exploratrice des mondes inconnus deusévriens...

Vous dire aussi qu'avec un peu de pluie et de chaleur printanière, la phacélie semée il y a deux semaines, pointe sa tige. Dire aussi à nos chers donateurs de plants et plantules que la mise en nourrice dans la bonne terre clémentine des (trans)plantés semble se passer pour le mieux. Des photos en témoigneront ultérieurement.

Enfin, ne pas terminer cette page sans parler du quiz en cours qui, malgré l'aide d'un anonyme bienveillant et bien informé, n'a pas trouvé de gagnant.
D'ailleurs, nous nous y perdons avec ces anonymes. Nous avons l'impression qu'ils sont deux, l'un du nord qui cherche, l'autre d'ailleurs qui sait et qui aide. Et bien sûr la Banane qui a donné un indice très convainquant.
Pour résumer :

1) la charade initiale 

Mon premier se saute La mouche fait mon deuxième Sans mon troisième, les pommes tombent de mon panier   Mon tout me va

2) la charade pour aider (aimablement fournie par un anonyme anonyme)


Mon premier ne t'appartient pas
Mon second monte et descend
Quand je suis à mon troisième je me sens bien seul
On retrouve mon tout en Occitanie

3) des indices

"Un okapi qui se désaltérait au coca" de Sarcloret (indice fourni par la Banane)
Le débat du second tour a donné à certain  l'envie d’utiliser l'objet mystère

A vous de phosphorer, si besoin le prochain indice sera iconographique

 

dimanche 30 avril 2017

HEUREUX ANNIVERSAIRE

Un an passé ce jour nous découvrions, au hasard d'une promenade, la petite école St Joseph à St Clémentin dans les Deux Sèvres. Guidés par Kévin et Hélène, déjà au fait du lieu et de sa mise en vente, nous avons franchi le portail ouvert et nous sommes tombés sous le charme de cet espace clos. D'emblée à l'aise et sereins. Peut être aurions nous ressenti la même chose dans un lit clos breton mais nous n'y avons jamais dormi. Devenue en l'espace d'un instant point central et lieu de convergence de nos désirs, de nos énergies. Ceux d'entre vous qui ont déjà vécu le phénomène du "coup de foudre" comprendront, qu'il soit pour un être ou pour un lieu. Les autres imagineront en attendant que peut être le ciel leur tombe sur la tête.. Il est bien connu, la littérature et le cinéma fourmillent d'exemples, que la passion ne s’embarrasse guère ni d'hésitations, ni de doutes. Du moins pas sur le moment. Parfois après de façon douloureuse...Notre vie s'en trouva bouleversée et, un an après, nous en sommes grée au destin, au hasard, à nos enfants, à la vie, à la providence ou à tout autre déterminant existentiel ou métaphysique, s'ils existent.

Un an après, maison vendue, école achetée, bivouacs installés, la passion est toujours là. Elle s’investit actuellement dans les plans de l'école restaurée. Notre maitre d’œuvre nous a livré ses esquisses (première étape d'un parcours semé d'embûches qui doit mené du rêve à la réalité au prix de compromis acceptés). Depuis nous réfléchissons et confrontons ces dessins à notre dessein. Aidés en cela par des regards amis et familiaux avec l'objectif d'aiguiser notre esprit par leurs questions et contradictions. Règle d'or de la construction d'un projet pour qu'il soit réussi, associer passion et raison, regard personnel et vision extérieur, approche poétique et contrainte fonctionnelle. Que les personnes sollicitées en soient remerciées. A noter que le weekend des fourgonnettes a permis de réaliser in vivo un atelier d'architecture fort productif.
Cette étape qui se traduit par discussions, tensions, coup de gueule et coups de crayons (ceux de Fabienne-je suis plutôt handicapé du dessin), échanges de mails et appels téléphoniques, doit se terminer dans le meilleur des mondes possibles dans trois semaines lors de notre prochaine rencontre avec Bruno AUGER, le maitre d’œuvre. Peut être passerons nous alors à l'avant projet.

Premiers plans
 
"Tu ferais quoi toi?"

Concentration...
Quelques temps plus tard, un 1er mai frais et pluvieux :

Une personne participe à ce nouvel atelier d'archi...

...que vous ne voyez pas...

...et qui pourtant est bien là...

...et qui parle dans le téléphone. C'est?

...c'est MP du 56...Promis la prochaine fois, ce sera avec des hologrammes!


Ne refermons pas cette page d'anniversaire sans reparler de quiz.
Lors d'un post précédent (celui du deux avril-Faire le mur et autres facéties) où nous racontions le grenier vidé, 2 quizs ont été posés. 
L'un a été résolu par deux véritables limiers de la recherche (le premier résidant dans le ch'nord, l'autre dans le ch'ouest) qui ont tous deux répondu à la question : " A quelques jours près, indiquez nous à quelle date la vierge et ses compagnons se sont ils fait emballés ?"

L'autre quiz est resté en plan, faute d'élément permettant un début de recherche. Nous savons ici pouvoir compter sur la Banane pour donner un deuxième indice.
Mais tout d'abord, rappelons la question : "Un objet original a pu être sauvé (lors du nettoyage du grenier) et pourra être consolidé et pourquoi pas resservir... De quoi s'agit-il donc? 
Voici donc un premier indice sous forme de charade :

Mon premier se saute
La mouche fait mon deuxième
Sans mon troisième, les pommes tombent de mon panier  
Mon tout me va

 

mercredi 26 avril 2017

PREMIERS HÔTES

3 petits fourgons sur la cour

Avec les beaux jours, nous avons ouvert notre portail à une première fournée de bonzamis.

Nous étions jusque là les seuls squatteurs de la vieille école, dormant dans notre tipi et arpentant la plaine du jardin. Terrain d'aventure où point de bisons mais de charmants petits loups.

Nous avons testé, pour ce premier accueil à l'école, la formule "fourgonnerie", formule spéciale réservée aux heureux vagabonds propriétaires de petits véhicules de loisirs. 
Plus ou moins aménagés...
Il y a les fourgons dans lesquels on tient debout. 
Et les autres qui nécessitent galipettes et souplesse pour se mettre en pyjama. Je crois d'ailleurs que les voyageurs de ceux-la dorment tout nu. Ou ne se déshabillent pas. 

Cette formule d'accueil s'imposait car les chambres (d'hôtes) ne sont pas encore disponibles.

Premier constat, la cour de l'école peut accueillir plusieurs fourgons. Nous pourrions, en les rangeant en rang d'oignons en loger au moins une trentaine sur les huit cent m2 de la cour. Mais là n'est pas le programme bien sûr...
Plus sérieusement, l'accueil de quelques uns sera possible, à l'ombre des tilleuls par exemple.

Nos hôtes ont pu tester tout d'abord la qualité de l'accueil des maitres d'école. Ils ont aussi, grâce aux trottinettes et aux brouettes mis à leur disposition, expérimenté différents supports de loisirs sportifs . 



 


Ils ont eu la joie exceptionnelle de gouter les mets et le sens si spécial du service de l'hôtelier d'une gargote de proximité. Ils en garderont un souvenir inoubliable. 

Barbecue, promenade vers Voultegon le long de l'Argent, escapade à Amailloux sur la route de Poitiers, et le monde à refaire en ces jours d'élection.

Jean, quitte le corps ce cet homme!
 


Cool...
Señor Juan de la  plancha




Qui est là au fond?

Boire un verre tranquille...

...pendant que Cendrillon fait la vaisselle


S'il n'y avait qu'un mot à retenir de cette délicieuse fourgonnerie, ce serait "ET VOILA!!!!" 
N'est-ce pas Jean?