dimanche 4 décembre 2016

LE PETIT DÉRANGEMENT

les déménageurs en pleine action

Nous disons "petit dérangement" car il s'agissait de migrer vers une petite maison avec une petite distance à parcourir. Et difficile de parler de grand dérangement car les canadiens utilisent déjà l'expression pour parler d'un voyage qui n'est pas un bon souvenir pour eux.
De quel événement s'agit-il ?  
Nous vous laissons chercher par vous même... Nous ne tenons pas à être une nouvelle fois accuser de faire du blog encyclopédique...A propos d'encyclopédie, nous nous souvenons d'une nièce de la tribu B. qui habite Fégréac-celle là même qui, avec mari et enfants, a connu le même jour que nous un "dérangement", nous surnommer, lors d'une randonnée à vélo le long de la Garonne, "dictionnaire".
Nous encourageons particulièrement Monsieur de la Sencive et sa Banane qui tousse (n'y voyez là aucune goujaterie), à explorer, en vue de leur voyage prochain, cette phase de l'histoire canadienne. Nous  profitons de cette page pour les inviter, quand ils seront de l'autre côté de l'eau, à booster le blog des canada dry.

Nous nous écartons, et il y en a qui vont décrocher...

Le samedi 26 novembre, une équipée nous a accompagné dans la phase centrale de cette étape essentielle du projet, à savoir quitter l'avenue Bertie pour vendre la maison. Nous avions formé une petite troupe mi jeunes mi vieux pour convoyer nos effets un peu plus loin. Il faut bien le reconnaitre, la troupe fût à la hauteur de la mission. Dans une bonne humeur et de bonne heure (ou presque...), la société des transbordeurs de l'éphémère a soulevé, porté, chargé, déchargé, démonté, remonté, nettoyé, rangé tout au long d'une journée qui, la chance était avec nous, s'est révélée, certes grise mais sans pluie. Sans rien casser ni égarer (quoique nous continuons une semaine après à chercher Virgule la chienne-nous sommes preneur d'indices), meubles, livres, linges et ustensiles ont trouvé leur chemin. Nous rendons ici un hommage appuyé à Chouette Mama et à son sens de l'organisation. Elle  a managé le chambardement d'une main de maître, avec une autorité bienveillante, orientant chaque chose là où il le fallait . Le soir venue, grâce à cette équipe magique, la petite location avait quasiment l'allure d'une maison habitable. Nous avons d'ailleurs, avec quelques uns et quelques unes testé la convivialité de la demeure. Preuve à l'appui, une 10aine de convives, s'ils ne bougent pas trop, tiennent autour de la table.

Foin de long discours, voici un florilège de photo des protagonistes en pleine action. Enfin si l'on peut dire au vu de certains clichés.

Les 1ers arrivés prennent le café...

...et les consignes orales...
...et écrites!

Consignes que tous ne semblent pas apprécier...

Le camion se rempli de livres et non de produits pharmaceutiques comme on pourrait le croire

"Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années"


Les filles courbent l'échine

La Planchotte se fait enguirlandé

Y a pas d'age pour aider et s'initier aux déménagements même si ce jeune homme en a déjà connu 3!



Par définition le briéron est fier

Au doigt et à l’œil!

Pourrais-tu soulever? J'ai le pied coincé dessous!

Un guéridon de jardin?



Encore une place?

Non, quand c'est plein, c'est plein!


Nettoyage avant transport

Dommage, les chocolats ont tous été mangé!

Pause attentive


Ça a l'air facile! Décidément les briérons sont des gars costaud!

Ciel nous sommes démasqués!

La ola du déménageur?

Non, juste un canapé qui tombe du ciel

Qui nettoie les meubles?

Qui porte les armoires? Vous avez remarqué? Les habitudes ont la vie dures...


Vivre à la remorque

Déménager n'empêche pas de militer!

Qui veut un matelas?

Déménager donne soif. Les origines normandes du plus jeune déménageur sont visibles...


Le buffet va en pénitence dans le garage, il n'a pas été sélectionné pour aller dans la maison des lilliputiens


Contorsionniste

Nous tenons à remercier aussi ceux qui n'étaient pas là, leurs pensées nous a soutenu. Et qu'ils sachent qu'il y aura d'autres transports!

 La 1ère semaine avenue Joffre a été marqué par quelques aléas, inhérents à la "prise en main" du nouveau nid. Le plus marquant a consisté à trouver la bonne température, entre arrêt total du chauffage (plus de gaz...) et chaleur excessive! Nous noterons aussi qu'hier, une semaine tout juste après notre arrivée, nous effectuions (ma pomme aidé de La Sencive) notre 1er déplacement de meubles dans la maison. Record à battre! Eh oui, vivre avec Chouette Mama suppose d'accepter l'idée que rien n'est fixé et que tout se déplace. Ce n'était pas marqué dans le contrat...

Avenue Bertie, totalement vidée et nettoyée ce weekend, attend ses prochains habitants qui ne sauraient tarder.


dimanche 20 novembre 2016

MECCANO DE LA VIE
QUAND LE COURANT PASSE


Dernière semaine avenue Bertie. 
Le démontage est rentré dans une phase très active avec, ce dimanche, l'aide de quelques techniciens pros du déménagement (8 en 14 ans). Certains utilisent les sociétés adéquates qui en une journée vous emballent et transportent votre existence plus loin. Nous nous situons plus dans la catégorie du  "fait maison". Nous restons des vieux de la vieille attachés à ce rituel, pourtant bien fatiguant, du déplacer soi-même (en fait surtout par les autres).

ce n'est qu'un aperçu...

Aujourd'hui l'activité s'est centrée pour certain(es) sur le nettoyage, particulièrement de notre future location (le précédent locataire avait une notion toute personnelle de l'hygiène et a laissé beaucoup de traces peu avenantes de son passage). 
Un enfant ganté

Tout le monde frotte le rideau, junior travaille au peigne, technique délicate

La banane, vous faites des émules


Pour d'autre, c'est d'électricité qu'il s'est agit. Nous tenons à saluer ici la mémoire des électriciens qui ont, durant 12 ans, chacun à leur façon, avec une technique parfois très personnelle, contribué à l'éclairage de la bicoque. En tout 1er lieu, il y a De la Sencive qui n'a jamais rechigné à sortir le cruciforme et à inventer circuit et court circuit. Tellement aérien et créatif que la question de la terre lui est superfétatoire. Avec De la Sencive, c'est "fiat lux et facta est lux".  
"Que la lumière soit et la lumière fût"
 
Le créatif est perplexe, vous noterez l'art du "postit", c'est le seul électricien de l'ouest à pratiquer cette technique délicate

Même pas peur! Fiat lux,

Il y a aussi Ben de Ben et Nuts qui a aussi apporté sa contribution et son savoir lors de travaux dans le hall. Avec un très joli résultat qui ne s'est jamais démenti. Un gars qui éclairait les paquebots ne peut qu'assurer dans une chaumière.
Dommage! Pas de trace photo du Ben, juste le très beau résultat

Et puis krincé du 79, formé plus tardivement à l'art électrique (je n'ai pas dit l'arc) qui, encore aujourd'hui, fignole, répare, fini les travaux des autres (les artisans quittent parfois le chantier sans vraiment finir...). Rôle ingrat mais résultat toujours fiable et impeccable. Un gars qui résiste bien. Un ohm quoi.
Ai-je le bon outil?


Vous noterez la qualité du regard et l'analyse de situation. Que faire?

A cette petite bande de joyeux éclaireurs, comment ne pas ajouter l'intervenante  freelance qui seule et sans peur, est capable de se lancer intuitivement, à l'instinct dans l'aventure. Miss 220 volts, artiste alternative qui travaille à contre courant, est la seule dont l’une des œuvres s'est appelée "blackout".  Nous connaissons une jeune fille, la planchotte qui, des mois durant, est allée aux toilettes dans le noir, sans être sensible à l'art contemporain de sa mère...Ceci ne doit pas faire oublier toutes les réussites. C'est bien connu, certains créateurs sont susceptibles...Tout les lecteurs auront reconnu chouette mama.
 
Quel fil prendre? Plouf, plouf...


Pendant que les nettoyeurs nettoyaient et que l'électricien démontait appliques et lampes, d'autres se sont occupés d'architecture et se sont attelés à concurrencer Trump.
L'art de construire s'apprend tôt
 Avec succès.
48 étages au final!
 

lundi 7 novembre 2016

LE RETOUR A L’ÉCOLE - SAISON 2
LE GRAND CHAMBARDEMENT
Églantine, la méga poule super lourde

Ben et Nuts l'ont deviné, nous avons signé le compromis de vente de notre maison à St Brevin. Le délai de rétractation de 10 jours étant écoulé, les acquéreurs se préparent courant décembre à habiter là où nous aurons passé près de 12 ans. Pour utiliser une formule bien éculée, une nouvelle page va se tourner pour nous. 

Cette maison, nous l'aimons, nous nous y sentons bien, elle a pris soin de nous avec sa lumière et sa proximité avec les éléments, le vent, l'océan. Elle nous a accueilli blessés et fragiles. Nous y avons ri, pleuré. Nous nous y sommes repliés parfois. Nous y avons accueilli enfants, petits enfants, famille et amis. Nous y avons lu des milliers de pages qui ont fait grossir la très belle bibliothèque de Bernard. Merci Bernard. 
Bernard, tu peux déjà imaginer la prochaine...
Nous y avons bricolé avec l'aide bienveillante de beaucoup d'entre vous. Nous avons grâce à vous, amélioré bien des aspects de ce refuge. Merci à vous tous. Vous avez toujours répondu présent quand il s'est agi d'emménager, d'installer un poêle, d'ajouter des prises et des interrupteurs, d'ajouter de la terre, creuser un bassin, reboucher le bassin...Merci les crapauds. Les compétences de certains ont été développé. Par exemple en électricité. Merci Joël, le diagnostic technique témoigne de tes interventions...
Nous y sommes bien mais nous allons la confier à d'autres. 

Début 2005, nous étions partis de la Désertais la mort dans l'âme, laissant là-bas l'essentiel du bonheur d'une vie construite avec nos enfants. Nous sentions qu'il fallait partir pour tenter de survivre et ne pas sombrer. L'instinct animal qui pousse à fuir et chercher refuge ailleurs.

Fin 2016, nous allons partir de notre maison refuge, émus mais heureux de  nos projets, définitivement blessés mais vivants.

Nos têtes sont déjà ailleurs et demain. Nous cheminons doucement et sûrement vers l'école.

S'ouvre avec la vente de la maison, condition sine qua non de la suite du projet, une étape dite intermédiaire. Nous allons prendre un coup de jeune en louant une petite maison sur St Brevin
A l'heure où nous écrivons, nous n'avons toujours pas confirmation que la locataire actuelle soit partie en heure et en temps...De là à se retrouver à la rue, il n'y a qu'une avenue!
Depuis 2 semaines, mise en cartons, tri, recyclerie, déchetterie...
La semaine dernière, un 1er convoyage vers les Deux Sèvres. Les objets, choses et bidules qui ne vont pas servir ou qui ne trouveront pas place dans la location, squattent le garage de nueillaubrais bien connus de ce blog. Églantine, notre grosse poule, trône au milieu du bazar. Elle attend les jours meilleurs où, reine de l'école, elle accueillera le visiteur.

Sacré job que de revisiter le petit patrimoine familial. Malgré notre vigilance et nos déménagements passés, nous constatons un peu d'accumulation...Bien que seulement de passage sur cette terre, nous nous comportons comme si nous devions rester! Rien ne vaut donc un déménagement.
qui a le sens de l'organisation?

partir forcément

futurs déménageurs, musclez vous, la bibliothèque se vide et la culture a son poids

ni vide grenier, ni dépotoir, juste une zone de transit


méthode de transport autruchienne

Si la location se confirme, nous quitterons les lieux le 26 novembre. Que ceux qui n'ont pas été sollicités se rassurent (ou fuient- il suffit de se trouver une excuse), il y aura d'autres mouvements migratoires ultérieurement.

D'une rive à l'autre, il y a souvent un pont...

Merci Sylvie...
Celui qui enjambe l'Argent au milieu de notre future petite commune est romain

Une seule chose nous inquiète, retrouverons nous Églantine?
"Madame rêve"

jeudi 3 novembre 2016

L'AUTOMNE A L'ECOLE

De passage à l'école ce matin. 
Belle lumière et couleurs dorées, les tilleuls perdent leurs feuilles. 
Ni enfants pour courir sur le beau tapis, ni jardinier pour les ramasser




Personne non plus pour ramasser les pommes. 
Quelle variété? Pomme à cidre ou pomme à couteau?





A l'arrière de l'école, l'herbe a déjà repoussé; le terrain doit être suffisamment frais ou peut être est-ce dû à l'ombre déjà importante du bois qui borde l'école au sud. Depuis la découverte de l'école il y a déjà 6 mois, au printemps, nous l’apprivoisons au fil des saisons. Nous pensons aux aménagements et plantations qui devront tenir compte du sol, des ombres, des lumières et de nos impressions.


L'air était bien frais, la maitresse des lieux, fatiguée par les nombreux colis portés, se pose un peu.